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© Direction de la Communication - Michael Alesi

Depuis 1963, la Principauté utilise la mer Méditerranée comme source d’énergie: un système de pompe à chaleur équipe la plupart des bâtiments bordant son littoral.

Monaco a été l’un des premiers pays à utiliser l’eau de mer de son littoral comme énergie renouvelable, et ce depuis plus d’un demi-siècle. La Principauté a en effet installé sa première pompe à chaleur eau de mer en 1963 au stade nautique Rainier, sur le port, pour chauffer l’eau de cette piscine.

Aujourd’hui, elle en compte plus de 80, organisées en une vingtaine de boucles eau de mer et produisant près de 20% de la consommation énergétique nationale !

Cette technologie thermodynamique, qui puise la chaleur ou le froid dans l’eau de mer, permet de chauffer ou refroidir des bâtiments.

L’avantage de cette énergie est évident : les pompes à chaleur produisent 3 à 4 fois plus d’énergie qu’elles n’en consomment, ce qui participe à l’effort de réduction des gaz à effet de serre dicté par le Prince Albert II. « J’ai fixé un objectif d’exemplarité qui est d’atteindre la neutralité carbone, pour Monaco, dès 2050.

Cela sera réalisé {notamment} avec l’élimination des systèmes utilisant des sources fossiles et leur remplacement, par exemple, par des pompes à chaleur marine », a ainsi déclaré le chef d’Etat monégasque lors de la COP.

© DR
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Plusieurs projets sont en cours pour développer cette énergie renouvelable et propre. Monaco veut ainsi créer deux boucles thalassothermiques dans les quartiers du Larvotto et de la Condamine, raccordant les pompes à un réseau d’eau alimentant plusieurs bâtiments (y compris ceux plus éloignés du littoral).

L’impact est considérable : cela permettra de diminuer de 80% les gaz à effet de serre dans des bâtiments aujourd’hui chauffés au fioul ou climatisés. Et d’accompagner l’interdiction du fioul effective à Monaco en 2022.